
Le zinc est un oligoélément essentiel impliqué dans plusieurs centaines de réactions enzymatiques dans l'organisme humain. Il joue un rôle dans la synthèse des protéines, la fonction immunitaire, la cicatrisation, la division cellulaire, la perception du goût et de l'odorat, et le métabolisme des hormones sexuelles. Les graines de courge sont l'une des sources végétales de zinc les plus riches et les plus accessibles, ce qui contribue à l'intérêt nutritionnel de ces graines et, par extension, de leur huile.

Les graines de courge nue styrienne contiennent en moyenne entre 7 et 10 mg de zinc pour 100 g de graines sèches. Les apports journaliers recommandés en zinc varient selon les autorités sanitaires, mais se situent généralement entre 8 et 11 mg par jour pour un adulte. Une portion de 30 g de graines (environ deux cuillères à soupe) peut ainsi couvrir une proportion significative des besoins journaliers. Les graines de courge constituent l'une des meilleures sources végétales de zinc, devant les légumineuses et les céréales complètes, dont la biodisponibilité du zinc est souvent limitée par la présence de phytates.
Le zinc est un minéral hydrophile — il se concentre dans la fraction aqueuse des aliments, pas dans la fraction lipidique. L'huile de pépins de courge, qui est la phase lipidique extraite de la graine, ne contient donc que des traces de zinc, sans signification nutritionnelle pratique. Un consommateur qui cherche à augmenter son apport en zinc via la courge devra se tourner vers les graines entières ou concassées, pas vers l'huile. Ce point de distinction est important pour éviter des attentes mal fondées sur ce que l'huile peut apporter en termes de minéraux. Les valeurs nutritionnelles globales de l'huile sont détaillées dans valeurs nutritionnelles de l'huile de courge.

La biodisponibilité du zinc des graines de courge est supérieure à celle de nombreuses autres sources végétales. Les légumineuses et les céréales complètes contiennent des phytates (acide phytique) qui chélatent le zinc et réduisent son absorption intestinale. Les graines de courge contiennent également des phytates, mais leur teneur est relativement modérée, et des techniques simples de préparation — comme le trempage préalable ou la légère torréfaction — peuvent en réduire la concentration et améliorer la biodisponibilité du zinc. La consommation simultanée de protéines animales favorise également l'absorption du zinc végétal.
En tant que cofacteur d'enzymes, le zinc participe à la synthèse de l'ADN, à la réparation cellulaire et à la production de protéines structurales. Il est nécessaire à la function normale du système immunitaire et à la cicatrisation des plaies. Dans le contexte hormonal, le zinc intervient dans la synthèse de la testostérone et dans la régulation des hormones thyroïdiennes. Son rôle dans la santé de la peau et des cheveux est reconnu — un déficit en zinc peut se manifester par des chutes de cheveux, une peau sèche et une cicatrisation ralentie. Le lien entre le zinc et la santé capillaire est abordé dans l'article huile de courge et chute de cheveux.
Certains groupes de population sont plus exposés au risque de déficit en zinc : les personnes suivant un régime végétalien strict (sans viande ni produits laitiers, qui sont d'excellentes sources de zinc biodisponible), les personnes âgées, les femmes enceintes et allaitantes, et les individus souffrant de maladies gastro-intestinales qui réduisent l'absorption. Pour ces groupes, l'intégration régulière de graines de courge dans l'alimentation peut constituer une contribution utile aux apports en zinc, complétant d'autres stratégies alimentaires ou, si nécessaire, une supplémentation encadrée médicalement.
Avis nutritionnel : Les chiffres nutritionnels sont indicatifs et dépendent du produit et de la portion. Ils ne constituent pas des allégations de santé au sens du règlement (CE) n° 1924/2006.